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Image création EdF avec Meta AI LA NWYFRE : par Franck Kervella druide Mor Beg Hir
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Du ciel venteux du Pays de Galles au serpent tellurique de Bourgogne Qu'est-ce que la Nwyfre ? Un mot qui serpente. On l'écrit Nwyfre, Nwyvre, Wivre, Vivre, Vouivre. On le prononce nouï-vré, comme un souffle. Et derrière ce souffle, toute une histoire secrète de l'Europe. C'est au XVIIIe siècle qu'un poète gallois faussaire de génie, Iolo Morganwg, invente le mot à partir d'un vieux terme signifiant "ciel venteux" pour nommer ce que l'Inde appelle Prana et la Chine Qi : la Force de Vie. L'Ordre des Bardes, Ovates et Druides en fera son socle : la Nwyfre est le fleuve constant qui coule dans nos corps et nous donne santé, tandis que l'Awen n'est que l'éclair qui le survole. Puis la Nwyfre traverse la Manche. En Bourgogne, Henri Vincenot la reconnaît sous un autre nom : la Vouivre. Ce n'est plus une énergie du ciel, c'est le serpent souterrain des courants telluriques, celui que suivent les pèlerins, les troupeaux et les bâtisseurs de cathédrales. Enfin Régor Mougeot, auteur de " La Vouivre, un symbole universel ", en fait la synthèse : le sang de la Terre-Mère, une énergie à douze couleurs qui dessine les paysages, les sources guérisseuses et le tempérament des hommes. De Morganwg à Vincenot, de l'OBOD à Mougeot, ce livre retrace pour la première fois la généalogie complète d'un même courant vivant. Une enquête érudite et poétique qui réconcilie le ciel des Gallois et la terre des Bourguignons. La Terre respire. Et nous respirons avec elle. |

